Il m'est arrivé parfois de commettre quelques textes en dehors de l'écriture de mes polars.

Vous en trouverez certains ici . Bonne lecture !

Autres textes :

Décembre 2020, publié par Signature-Touraine, un texte concernant celui qui nous occupe principalement, le Sars-Cov-2 !

"CORONAVIRAL"

        Journal « La feuille de Montrichard »

Edition du dimanche confiné 19 avril 2020.

Notre reportrice Amandine Lapige s’est entretenue avec le principal artisan qui a permis d’élucider les énigmes posées par le décès de Monsieur Yvan Dupuy, PDG des « Tissus Dupuy », entreprise bien connue à Tours.

J’ai réussi à cueillir  le commissaire Hervé Poitevin de la PJ de Tours à l’instant même où il venait d’appréhender à Saint-Héand-sur-Cher l’auteur des crimes odieux qui s’y étaient déroulés ces dernières semaines. J’ai retranscrit avec exactitude ce que mon magnéto à enregistré :

 

— Commissaire ! Commissaire Poitevin, s’il vous plait, je suis Amandine Lapige de « La feuille de Montrichard », s’il vous plait, juste quelques mots pour nos lecteurs ! Etes-vous certain cette fois d’avoir arrêté le vrai coupable ?

Bonjour, oui autant qu’on puisse l’être. Il nous a donné du fil à retordre, un vicieux. J’en avais déjà l’intuition lorsque la caravane a brûlé au camping. Un crime horrible !

— Vous évoquez votre intuition ? C’est vrai que c’est une qualité qu’on vous attribue fréquemment. D’où vient-elle ?

Si je le savais moi-même, ça m’éviterait d’être en panne parfois ! (rires) Je crois que j’ai bonne mémoire mais aussi et surtout je suis une éponge par rapport à l’environnement. Je capte tout ou presque, j’observe en permanence jusqu’au plus petit détail. Et ça reste gravé dans ma mémoire. Alors je joue au puzzle en permanence. Parfois une toute petite pièce vient s’insérer là où il faut pour remettre en cause tout l’édifice qu’on avait entrevu avec mon équipe. Vous savez c’est un peu comme ça aussi dans la vie, non ?

— Parlez-nous de votre équipe justement.

Sans elle je ne serai rien. J’écoute ce qu’ils disent, nous nous écoutons, c’est essentiel ! Et puis on se répartit les tâches.

— Mais je crois que parfois vous la jouez franc-tireur, non ?

— (rires) Je n’ai plus aucun mystère pour vous ? Oui, quand une idée se met à traverser mon esprit, je fonce.

— Parfois ça se passe mal comme avec Léa la fille que vous êtes allée récupérer à Vassivières ?

Ah oui ! Alors là, j’ai récupéré du plomb dans l’épaule en effet !

— Et vous n’en ressentez plus rien ?

Oh on va dire que ça va. Ça dépend parfois de la fatigue. On serre les dents et puis voilà. J’aime bien aussi quand mes coéquipiers prennent des initiatives même si elles ne sont pas prévues lors d’une réunion. A la condition d’en être averti pour pouvoir porter main forte si besoin. Je ne décide pas de tout, loin de là !

— Vous n’avez pas l’âme d’un chef ?

Si chef veux dire assumer ses responsabilités et celle de l’équipe oui ! Totalement ! Mais si c’est seulement aboyer des ordres et être autoritaire, non !

— Et lorsque les ordres viennent de plus haut ?

— (rires) Si vous posez cette question c’est que vous savez bien que je suis un peu réfractaire à l’arbitraire de certains ordres. Parfois l’intérêt de l’enquête me conduis à, disons, désobéir. Comme pour l’enquête sur les attentats à Saint-Etienne. Ce qui m’a valu ma mutation d’office à Tours ! Mais voilà, ils ont voulu me sanctionner et je m’y sens parfaitement bien !

— Votre parcours a été relativement rapide ?

J’ai commencé comme tout un chacun. Mon premier poste important a été Montélimar puisque j’étais responsable de la brigade et c’était la première fois que ça m’arrivait. Puis je voulais me rapprocher de la ville natale, Lyon quartier de la Croix-Rousse, les canuts. J’ai obtenu Saint-Etienne.

— Allez les Verts !

Les stéphanois sont bien dignes de leur réputation de gentillesse et d’accueil chaleureux ! Je me suis très vite senti chez moi. C’était super !

— Puis il y a eu cette mutation d’office pour Tours. Vous vous sentez bien partout ?

En quelque sorte. Je n’ai pas le caractère de possession, alors partout peut devenir un chez-moi agréable où je me sens bien. C’est ce qui m’arrive ici en Touraine d’autant que ma compagne en est originaire. Je vivrais avec elle n’importe où pourvu qu’on soit ensemble, ce n’importe où deviendra chez nous !

— Alors aucun regret ?

Si, bien sûr, de ne pas voir assez souvent ma fille. Sa mère est restée à Saint-Etienne. Heureusement il y a le téléphone et mon père qui est demeuré là-bas me donne souvent des nouvelles. Elle séjourne chez nous surtout pendant les vacances scolaires. Tout se passe bien entre elle et ma compagne. Je suis très heureux comme ça.

— Le départ de la divisionnaire Ménard pour Orléans fait que vous avez toute la responsabilité de la PJ de Tours sur vos épaules. Vous y faites face ?

Oui j’espère y faire face autant que je peux, bien obligé. Le manque de moyens est criant. Il faudrait au moins quatre postes de plus sans parler des secrétariats pour assurer convenablement nos tâches. Alors on fait avec ! On est consciencieux, toutes et tous. Les fonctionnaires ! C’est pas des fainéants comme certains voudraient le faire croire ! Tous les services publics sont en déficit ! L’hôpital bien sûr, mais pas que ! Recruter du personnel anti-manif ça ils font ! Des flics juste bons à obéir et à taper, pour ça il y a du recrutement et à des niveaux bas comme jamais ! Pendant ce temps, pour la PJ y’a pas assez de personnel et de matériel ! Ma voiture de fonction a bien plus de 200 000 km. Je ne risque pas de prendre la filature de truands avec ! Scandaleux !

— Je vous sens énervé, non ?

Oui ! J’aime mon métier, j’aime les gens. Je veux l’exercer le mieux possible. On n’a pas les bons outils, les bons moyens ! (Le commissaire maugrée dans sa barbe)

— Je vous sens près à jurer ! L’écrivain qui utilise vos enquêtes dans ses romans policiers ne fait pas de vous un flic impoli pourtant.

Oui, il édulcore mes expressions ça je vous le jure ! Je n’ai pas forcément tout le temps les qualités dont il m’affuble ! Il est trop gentil avec moi ! (rires)

— Merci de m’avoir accordé ces instants précieux de votre temps. Bravo pour avoir une fois de plus résolu cette enquête.

Le résultat est une chose. Bien sûr je suis heureux quand le dénouement cible bien le vrai coupable. Mais ce qui est intéressant, passionnant dans mon métier, c’est tout ce qui y a conduit, tous les chemins qu’on a explorés, les demi-tours, les retours en arrière qu’on a faits. Le chemin n’est jamais rectiligne et cette incertitude engage à faire preuve de rigueur et d’inventivité à la fois. On est toujours sur la corde raide et parfois sans balancier, il faut bluffer parfois. (soupir). Bon, j’y vais. Au revoir. Merci.

— Merci à vous commissaire !

 

Cet article paraît quelques semaines après la sortie du roman « Sous le signe de la vengeance » qui s’inspire de ces enquêtes.

Voir « Sous le signe de la vengeance », mars 2020, éditions Le Lys Bleu.

Voir « Explosion au gymnase », février 2020, éditions de La Morelle.

Voir « Les disparus de l’Ardèche », mai 2019, éditions de La Morelle.

Vous voulez connaître mieux le héros de mes romans, le commissaire Hervé POITEVIN ?

Pour répondre à cette question j'ai imaginé une interview de ce célèbre policier !

Mais qui êtes-vous donc commissaire Poitevin ?

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Saint-Héand-sur-Cher ? Ne cherchez pas ! Ce village n'existe pas ! Il est le théâtre d'un nouveau roman que j'écris depuis quelques temps et qui est loin d'être achevé ! Cet intitulé de village reflète ma double appartenance. Saint-Héand est le nom d'un petit village proche de Saint-Etienne, et "Sur Cher" signifie ma récente affiliation à ma nouvelle région ! La synthèse est faite !

L'ombre d'Hervé POITEVIN dans son jardin !

Pendant le premier confinement, au printemps 2020, j'ai participé à l'aventure du Roman Relais, sorte de cadavre exquis policier loufoque, organisé par les Editions du Caïman (merci à Jean-Louis Nogaro !) pour 3 chapitres (les chapitres 17, 24 et 32 - cliquez ci-dessous).

Le Roman Relais, par ailleurs lu par Sabrina Livebardon le lendemain, a été publié dans le blog "CAÏMAN CONTRE PANGOLIN" : toute une histoire rien qu'avec cet intitulé !

https://caimancontrepangolin.wordpress.com

Capture d’écran 2021-01-09 à 15.16.32.
Capture d’écran 2021-01-09 à 16.11.16.

Sabrina Livebardon

(Sab en Live)

dit chacun des chapitres. Ecoutez ! Laissez-vous bercer !

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Et même un poème !!

©AlainDenis

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Coccinelle sans point.