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Pourquoi j'ai écrit
GUET-APENS À CHÂTEAUCREUX ?

Tous mes lecteurs le savent. Dans mes romans j’aborde toujours un des travers de la société. Mon héros le commandant de police judiciaire Hervé Poitevin conduit des enquêtes qui sont l’occasion de les dénoncer. 

Guet-Apens à Châteaucreux n’échappe pas à cette règle qui est au fond le moteur principal de mon écriture. Toutes les actions sont orientées vers la dénonciation et la lutte contre les mouvements extrémistes armés de l’ultra-droite.

 C’est un vrai problème d’actualité dans notre pays et pas seulement. Il y a quelques mois des attentats ont été déjoués qui avaient été projetés par de tels mouvements fascistes armés. « Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde ». 

 

J’ai étudié ces mouvements. Leurs membres ont deux visages. Dans leur travail, dans leurs relations de voisinage ils savent donner le change et se conduisent de façon correcte. Mais en réunion ils deviennent des bêtes féroces développant des idées monstrueuses. Par l’intermédiaire d’un ami j’ai pu rencontrer l’un d’eux. En ville. Sur une place. Pas longtemps. Juste de quoi être horrifié. Si j’ai imaginé un concert de skin-heads en Ardèche dans lequel des membres de l’ultra-droite étaient mêlés, c’est que ce personnage m’avait parlé d’une telle manifestation.

Mes parents se sont rencontrés pendant la Résistance. J’ai vécu, et je les en remercie, avec cette culture antifasciste qui leur avaient fait prendre beaucoup de risques. Les mouvements d’ultra-droite ne font pas que haïr l’immigré actuel, surtout d’origine arabe, ils continuent à vénérer les penseurs du fascisme comme Hitler.

Utilisant ce que mes parents m’avaient raconté de leurs vies, j’ai bâti ce roman autour d’une vengeance. De jeunes membres de l’ultra-droite commettent des meurtres dont les victimes sont des descendants de résistants. A la Libération des Chambres Civiques avaient été instituées remplissant les fonctions de justice. Elles avaient condamné des traitres. Dans Guet-Apens je cible particulièrement un traitre qui a été condamné mais qui a repris une vie normale sous une fausse identité. Les membres du mouvement néo-nazi veulent le venger.

Ainsi dans Guet-Apens, Hervé Poitevin pénètre dans les mouvements fascistes armés de l’ultra-droite dont je peux ainsi décrire certaines méthodes d’action et façons de penser. Je saisis l’occasion, lorsque remontant le temps, je narre ce qui s’est déroulé à la Libération, pour raconter ce que mes parents ont fait en tant que Résistants et comment cette période a été vécue par des membres de ma famille, mon frère, mon cousin. Une façon de leur rendre encore hommage.

Quant à Châteaucreux c’est le nom de la gare principale de Saint-Etienne qui a été le théâtre du sabotage d’un train allemand.

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