I.

Sur le parking.

Elodie Charrans-Dumont enclencha le clignotant de droite et s’arrêta devant le portique d’entrée du parking de la faculté de Droit de Saint-Etienne. Elle glissa son badge de contrôle, la barrière se leva lentement. C’était la première fois qu’elle l’essayait. L’administration le lui avait confié contre caution vendredi dernier. C’était son premier jour de cours. Elodie était émue ce lundi matin 17 septembre 2012, jour de rentrée universitaire. Elle était partie tôt de chez elle. Il était juste sept heures. Sa nuit avait été plutôt agitée. Elle s’était repassée en boucle dans sa tête son petit discours de présentation devant les futurs étudiants de son groupe de travaux dirigés dont elle s’était vue confié la charge sous forme de vacations. C’est tout ce qu’elle avait obtenu comme service à la faculté. Bien peu, mais c’était déjà ça. Elle n’avait soutenu sa thèse de doctorat qu’au mois de juillet et elle devait attendre encore pour savoir si elle serait qualifiée afin de pouvoir candidater sur un poste de maître de conférences. Ce matin c’était le baptême du feu ! Il fallait que ça se passe bien. Il n’y avait aucune raison pour qu’il n’en fût pas ainsi. Elle s’était bien préparée à ce métier qu’elle convoitait depuis longtemps. Elle avait plusieurs fois discuté avec des collègues enseignants et glané de précieux renseignements. Bien sûr elle était prête ! Mais néanmoins une boule d’inquiétude nouait son estomac qu’elle n’arrivait pas à faire disparaître.

Deux voitures étaient déjà en stationnement sur le parking, l’une à côté de l’autre. Elle reconnut la 207 Peugeot du gardien de la faculté. C’était sa place attitrée de parking. À côté était garée une C5 qu’elle connaissait bien. Elle appartenait au professeur Didier Carpentier. Il avait été son directeur de thèse. Pourtant il avait été le seul à s’opposer à ce qu’on lui attribue des vacations. Les relations avec lui avaient été souvent compliquées. « Déjà là ? Il veut me surveiller, me contrôler encore une fois ? » se demanda Elodie. Elle plaça sa Clio ancien modèle plus loin, sur un emplacement proche de l’entrée du bâtiment et dont elle savait qu’en se garant en dehors des places marquées au sol, personne ne pourrait l’empêcher de repartir.

Elle se rendit alors dans le bureau qu’elle partageait avec Quentin Le Guen et Lucas Daressy, deux maîtres de conférences en droit des affaires, qui avaient gentiment proposé de l’héberger. Elle ne tenait pas en place. Elle ouvrit son porte-documents et commença à relire le sujet du TD. Elle referma les feuillets avant d’en avoir achever la lecture. L’émotion, l’inquiétude, peut-être même la peur faisaient qu’elle n’arrivait pas à fixer son attention de façon sereine. Le trac ! Comme les artistes avant de monter sur scène ! Elle croyait avoir tout oublié ! Et pourtant elle savait par cœur ce qui était écrit. Elle fit plusieurs fois le tour de la petite salle puis sortit dans le couloir. Les premiers étudiants commençaient à arriver. Il n’y a pas si longtemps elle était dans leurs rangs. Leurs discussions par petits groupes lui parvenaient dans un brouhaha indistinct. Elle fit des allers retours dans le couloir. Il y avait quelques couples qui se bécotaient sans se gêner. D’autres tentaient de s’y retrouver parmi les panneaux d’affichage indiquant les horaires et salles des cours par filière. Elle sentait bien que dans son dos les regards étaient fixés sur elle. Avaient-ils de l’appréhension eux aussi ? Savaient-ils déjà que c’était avec elle qu’ils auraient TD ? Elle se sentait jaugée avant même le cours. D’autres idées traversaient son esprit qui vagabondait de l’une à l’autre. Par exemple ne pas oublier de demander à nouveau comment fonctionnait le système de projection informatique qu’elle voulait utiliser dès la séance prochaine. 

Des éclats de voix la sortirent de ses pensées. Elle vit le gardien Stéphane Dussart qui courrait vers la sortie donnant sur le parking, puis madame Le Corre-Prigent, professeur de droit international, qui tentait de le suivre aussi vite que lui permettaient ses talons aiguilles. Elle criait de sa voix aiguë « Faut appeler la police, faut appeler la police ! C’est horrible ! ». Elodie sentit l’effroi dans la voix stridente de son ancien professeur. Quelque chose de grave s’était déroulée. Après quelques instants de stupeur certains étudiants leur emboîtèrent le pas. Elodie les suivit machinalement non sans remarquer que ceux qui restaient dans le couloir avaient haussé les épaules et esquissé un sourire moqueur. Peut-être blasés par les frasques démonstratives de ce professeur ?

Un groupe d’enseignants et d’étudiants mêlés entouraient les voitures du gardien et du professeur Carpentier. Elodie s’approcha. Le gardien fit reculer les spectateurs. Il se pencha entre les deux véhicules, se redressa brusquement livide, la mâchoire tremblante.

-C’est pas vrai ! dit-il.

-Appelez la police, appelez la vite ! reprit le professeur  Le Corre-Prigent en trépignant sur place les poings serrés.

Elodie n’était pas suffisamment proche pour contempler la découverte faite par le gardien. Elle le vit utiliser son portable.

-Police secours ? Oui, je suis le gardien de la faculté de Droit. Je viens de découvrir le cadavre d’un professeur sur le parking. Venez vite, dit-il d’une voix blanche.

Au mot « cadavre » un frisson parcourut l’assistance. Le gardien fit encore reculer les spectateurs qui s’avançaient pour voir, désireux de sensations fortes. Elodie salua rapidement le professeur Le Corre-Prigent qui maintenait une main sur sa bouche pour masquer son effroi et l’interrogea.

-Qui est-ce ? demanda-t-elle

-Ah, bonjour Elodie. C’est le professeur Carpentier. C’est moi qui l’ai découvert tout à l’heure en me garant. Il est salement amoché.

- Carpentier ? Non, pas possible ?

-Tu es bien placée pour savoir qu’il n’avait pas que des amis sur le campus, remarqua un peu perfidement le professeur Le Corre-Prigent. 

-Vous pensez que c’est un crime ?

-C’est sûrement envisageable. Mais ça serait atroce !

-C’est horrible, oui ! dit Elodie en frissonnant.

-C’est peut-être un accident aussi. Depuis le temps qu’on demande d’enlever cette vieille borne en ciment avec son bout de ferraille apparent !

-Il est tombé dessus alors ? demanda Elodie.

-Peut-être. Il aura glissé et manque de chance il se sera fracassé le crâne dessus.

-Le crâne ? C’est horrible !

-Sa voiture a passé la nuit ici. Il y avait de la rosée dessus quand je suis arrivée. Ça s’est passé hier au soir ou pendant la nuit.

-On était dimanche ! La fac est fermée et sous alarme !

-Oui. C’est très curieux. Dussart a appelé les flics. On verra bien, dit le professeur  en s’éloignant.

Elodie n’avait plus du tout envie d’aller faire cours. Elle restait debout, tétanisée par l’atroce nouvelle. 

 

Quelques minutes plus tard la sirène de la police se fit entendre et un Scénic avec gyrophare se présenta devant la barrière du parking. Stéphane Dussart se précipita, chercha fébrilement son badge passe-partout dans ses poches, fit tomber un trousseau de clés. Il se baissa si rapidement que son front heurta la barrière. Il jura. En d’autres temps tout le monde aurait ri. Mais la foule resta silencieuse. Il recommença à fouiller ses poches tout en se massant légèrement le front. Il dansait d’un pied sur l’autre, agacé par la sirène qui continuait son hurlement implacable. Il était impatient d’ouvrir aux policiers. Il se retourna si brusquement qu’il manqua de tomber et s’accrocha à la barrière. Elodie prie pitié de lui et lui proposa son propre badge.

De l’arrière de la voiture descendit un homme plutôt blond aux yeux bleus, vêtu d’un pantalon marron et d’un tee-shirt beige, bien peigné, bien rasé. Le chauffeur descendit. C’était un homme qui pouvait bien avoir la quarantaine aussi, bien rasé également, châtain clair, jean un peu décoloré et tee-shirt bleu marine. A côté de lui surgit de la voiture une femme à la longue chevelure châtain clair, yeux noisette, jean délavé de belle coupe et ample chemise bleu clair. Le conducteur devait être le plus gradé. Il donna tout de suite des ordres.

- Michel, Maryse faîtes moi reculer tous ces gens. Je ne veux voir personne sur le parking. Seulement ceux qui ont découvert le corps. J’appelle Delberghe. Il nous faut des agents aussi, dit-il en sortant son portable.

La dispersion fut difficile à obtenir. Elodie rentra dans le bâtiment. Elle discuta avec ses futurs étudiants. Ils n’avaient pas très envie de suivre le cours comme si rien ne s’était passé. Elle leur indiqua qu’elle le reporterait. Elle décida d’aller d’abord salle des professeurs. Elle espérait y retrouver le professeur Le Corre-Prigent.

 

Le capitaine Faverot était le premier à s’être penché sur le cadavre.

- Il en a pris un sérieux coup, non ? dit-il. La mort n’est pas si récente que ça. Le sang est bien caillé presque noirâtre. Début ou milieu de nuit.

Il se retourna vers ces collègues pour continuer.

-Regardez les rétroviseurs des deux voitures. Ils sont rabattus. Celui de la C5 est même tordu. Regardez, il tient encore ses clés dans sa main droite. Le pauvre, en voulant regagner sa voiture, il a dû glisser, déraper. Comment, pourquoi ? Je ne sais pas. Il s’est emmêlé les pinceaux peut-être tout bonnement. Il a voulu se rattraper sur les rétros qui ont cédé. Il est tombé de toute sa hauteur. Et pile sur ce bord de la borne qu’on voit derrière son crâne. Crac ! Pas de chance.

-Peut-être, peut-être, dit lentement le commandant Poitevin en rangeant son portable.

-C’est la guigne pour lui. Un prof de fac. Le crâne défoncé. C’est tout son savoir qui est parti. Quel gâchis ! continua Faverot souriant en croyant faire de l’humour.

-Arrête avec tes plaisanteries de mauvais goût ! rétorqua le lieutenant Maryse Fougerouse.

-Oui, Michel, arrête. Attendons la scientifique. Ils arrivent bientôt. Interrogeons ceux qui l’ont découvert en attendant. Où est le gardien qui nous a appelé ? reprit le commandant.

 

Le gardien était retourné dans sa loge. Il vint vers le commandant. Son haleine sentait un peu l’alcool. Il avait eu besoin d’un verre de vin blanc pour reprendre ses esprits.

-Votre nom, s’il vous plait ? Vos fonctions ? Où habitez-vous ? Excusez ces questions. C’est la routine, demanda Poitevin.

-Oui, je comprends, répondit le gardien. Je suis Stéphane Dussart, gardien du bâtiment de Droit de la faculté. Je suis l’homme aux clés et celui qui officie au prêt de matériels vidéo et informatique. Je loge avec ma femme et mes deux enfants dans le bâtiment. Mais mon appartement donne de l’autre côté.

-Vous ne voyez pas le parking de votre appartement ?

-Non, pas du tout, répondit le gardien en s’inclinant pour tenter de voir le cadavre derrière le commandant de police.

-Quand fermez-vous les bâtiments pour le week-end ?

-Le samedi vers douze heures trente. A treize heures je mets le bâtiment sous alarme. Plus personne ne peut y rentrer.

-Et ce samedi dernier vous l’avez fait ?

-Oui, oui, bien sûr, comme d’ordinaire. Vous croyez que c’est un crime ?

-Plus personne ne peut alors y pénétrer vous avez dit. Même pas les enseignants avec un badge ? demanda Poitevin ignorant la question posée.

-Absolument personne.

-Et samedi dernier vous avez vu des voitures sur le parking ?

-Oui. A treize heures il y avait, comme d’habitude la mienne. La 207 blanche. C’était la seule. C’est ma place. Elle est signalée au sol.

-Pas d’autre voiture ?

-Non. Aucune.

-Pas cette C5 ?

-Celle du professeur Carpentier ? Non, elle n’y était pas.

-Même pas garée ailleurs ?

-Non, non. Il n’y avait rien que ma voiture.

-On peut entrer sur le parking quand l’alarme a été enclenchée ?

-Oui, bien sûr. C’est indépendant. Il vaut mieux. Il faudrait enlever l’alarme à chaque fois que je veux sortir. Ça ne serait pas prudent.

-C’est vous qui avez découvert le corps ? demanda Poitevin.

-Non. J’étais à la loge. C’est le professeur Le Corre-Prigent. Elle est entrée tout affolée dans la loge en criant « Un cadavre, un mort sur le parking à côté de votre voiture. Venez vite ! », répondit Dussart en levant les bras et les agitant.

-Merci monsieur Dussart. J’aurais sûrement d’autres questions à vous poser. Mais plus tard. Avant de retourner dans votre loge pourriez-vous me faire venir ce professeur qui a découvert le cadavre. Je vous remercie.

Faverot s’approcha de Poitevin.

-Un banal mais bien triste accident pour ce professeur. Tu ne crois pas ? demanda-t-il à son supérieur.

-Peut-être. Mais pas sûr. Si ce que tu dis est vrai, pour mieux se raccrocher aux rétros il aurait laissé tomber ses clés de voiture pour avoir les mains libres. Tu vois ? Moi, j’ai des doutes.

-Un crime ? A la fac ? C’est pourtant pas un lieu pour ça, non ? dit Faverot en manifestant un haussement d’épaules.

-Il aura pu être poussé. Seulement poussé. Et celui qui l’a poussé ne l’a peut-être pas fait méchamment. Un coup d’épaule qui l’a surpris. Et le gars, pris de panique, a déguerpi.

-Oui, peut-être aussi comme ça, reconnut le capitaine.

-Delberghe nous en dira plus. Il va arriver. Tiens, c’est Maryse qui interroge le professeur qui a découvert le cadavre.

-Sacré morceau ce prof, non ?

-Toujours tes mêmes remarques désobligeantes. Michel tu es incorrigible ! s’exclama Poitevin.

 

Le professeur Le Corre-Prigent était une élégante femme. Sa robe ample était fleurie dans les camaïeux mauves et possédait un bas en dentelle très chic. Une veste de même tissu était ouverte sur un corsage plus clair. Ses cheveux formaient une longue crinière blonde, mais d’un blond qui s’avérait, quand on regardait plus attentivement les racines des cheveux, obtenu par décoloration. Son visage avait des traits fins. Pourtant elle était très maquillée avec du mascara aux yeux qu’elle avait de couleur marron. Son rouge à lèvres était très rouge vif et débordant.

-Bonjour, je suis le professeur Céline Le Corre-Prigent, professeur de droit international. C’est moi qui ai découvert le corps de mon collègue, dit-elle sans autre préambule.

-Merci madame d’être venue. Je suis le lieutenant Maryse Fougerouse. Racontez-moi comment ça s’est déroulé ce matin.

-En arrivant ce matin je me suis garée à côté de la 207 du gardien, monsieur Dussart. Sur sa gauche. Ma voiture est toujours là. Vous la voyez. C’est la 308 CC noire.

-Oui. Belle voiture. Et puis ?

-Je suis descendue de voiture avec mon sac. J’ai fermé les portes avec la télé-commande à distance. Pour gagner le bâtiment je suis passé devant les deux voitures. La 207 et la C5. J’ai remarqué qu’il y avait encore de la rosée dessus. C’est alors qu’en tournant la tête j’ai vu des pieds entre les deux véhicules. J’ai fait un pas en arrière. Et je me suis approchée. J’ai vu. J’ai tout de suite reconnu mon collègue Carpentier. J’ai alors vu la flaque de sang sous sa tête alors même que j’allais lui demander ce qu’il faisait, s’il était en panne. J’ai mis ma main sur ma bouche pour ne pas crier. Mon cœur battait très vite, vous pouvez me croire.

-Et qu’avez-vous fait alors, continua Maryse Fougerouse qui prenait des notes au fur et à mesure.

-J’ai couru à la loge avertir monsieur Dussart et lui demander d’appeler la police.

-Ce qu’il a fait. Avez-vous touché quoi que ce soit au cadavre ?

-Non, rien.

-Vous connaissiez bien le professeur Carpentier ?

-Oh oui, plutôt. Cela fait bien des années qu’on travaillait ensemble dans la même faculté, alors, vous comprenez ?

-Parlez m’en un peu. Qui était-il ? Avait-il des ennemis ?

-Le professeur Didier Carpentier était un peu, comment dire, bizarre. Je préfère être franche ! répondit le professeur.

-Bizarre ? Que voulez-vous dire ?

-Solitaire. Il était quasiment impossible de travailler avec lui en équipe. Il travaillait seul. Un peu sanglier. Oh, il faisait des recherches très appréciées. Mais seul. Il ne pouvait pas se plier aux exigences du travail en groupe. Et pourtant il en souffrait.

-C’est contradictoire non ? remarqua le lieutenant.

-Il souffrait de ne pas être reconnu à la hauteur de ce que, selon lui, son talent lui permettait d’espérer.

-Un homme complexé ? Un homme de pouvoir ?

-Oui, sûrement les deux. Il passait souvent outre les règlements. Ça, ce n’est pas très important. Mais il passait aussi outre les conventions souvent tacites des comportements jugés adéquats au milieu universitaire.

-Ça lui attirait des jalousies, des mésententes ?

-Oui, en effet. Il savait se montrer absolument adorable et amical certaines fois. Puis, sans qu’on puisse savoir pourquoi, il devenait renfermé, hostile et même parfois méprisant. 

-Pas facile à supporter ce genre de caractère changeant, non ?

-En effet. Surtout pour ses étudiants, à quelque niveau que ce soit. Il leur fallait supporter ses changements de comportements, le chaud et le froid.

-Ses étudiants l’appréciaient-ils majoritairement ?

-Pas vraiment. A part quelques uns, les autres en disaient très souvent du mal. Certains avaient le courage de le dire en public. D’autres tentaient de se mettre bien avec lui dans l’espoir d’avoir choisi ainsi, comment dire, … la bonne voie.

-La bonne voie ? demanda Maryse Fougerouse.

-Oui, vous savez, l’Université est devenu un lieu de pouvoir. En fait elle l’a toujours été, plus ou moins. Il vaut mieux être du bon côté pour réaliser ses ambitions.

-Vous êtes dure avec l’institution dans laquelle vous travaillez !

-Oh, là là, l’Université n’est pas un sanctuaire de gens désintéressés, seulement focalisés sur la création de connaissances et leur transmission au plus grand nombre. Il y a plein de tensions qui ont toutes des rapports avec le pouvoir, les ambitions. Certaines sont fort heureusement légitimes quand même.

-Merci madame le professeur. Je vois que mes collègues de la scientifique ont commencé leur travail. Je vais les rejoindre. Merci pour votre franchise.

 

Quand le professeur Le Corre-Prigent rejoignit la salle des professeurs, elle fut de suite abordée par Elodie Charrans-Dumont.

-Alors, comment s’est passé votre interrogatoire madame le professeur ? demanda-t-elle.

-J’ai dit la vérité. Le lieutenant, charmante par ailleurs, m’a questionnée sur Carpentier.

-Et alors ?

-Et alors ? J’ai commencé à dire la vérité sur ce sale type ! lança le professeur Le Corre-Prigent en tournant les talons.       

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